lundi 23 juillet 2018

Nounours' Boys / la bonne réputation !


Salut les Nours' !



Voilà, c’est le dernier bulletin de la saison ! Certes, avec un peu de retard mais toujours avec beaucoup d’envie … Avant de partir, de fermer la porte, j’écris ces quelques mots, comme un dernier au revoir, en quelque sorte ! 


Que s’est-il passé depuis le trophée internet des vacances 2017 ? Je me demande parfois si nous n’avons pas perdu l’art de regarder, de se rappeler ! Certes, il y a de multiples façons de regarder le monde, mais celle qui permet de mieux apprécier les gens qui nous entourent est celle qui est empreint d’émotion. Les jours se sont faufilé et les souvenirs frappent à la porte de ma mémoire …

L’album 2017/2018 des NNB a été rythmé comme une musique atmosphérique … S’il n’y a pas de malheur sans regrets, il n’y a pas de bonheur sans unisson. Certains ont eu la peine d’avoir perdu une mère, un fils, un ami ou l’idole des jeunes. D’autres ont eu la joie d’annoncer la venue de Valentin, Edgar, Laure ou Roch. C’est dans l’ordre des choses : quand quelqu’un s’en va, un autre prend sa place … ainsi soit-il !



Rien ne s’en va de ma mémoire : des parfums qu’on a aimés comme le fumet d’une grillades-party des Tabliers Noirs, le ruissellement de la tireuse à bière, le bruissement du cochonnet sur les cailloux de Romainville, les commentaires autour des boules de pétanque, des verres de l’amitié comme des soifs d’amour, des hasards organisés comme nos rendez-vous du jeudi soir où l’on réinvente la lumière, ou encore des chaines de solidarité comme des leçons de vie …



Dans le fond, qu’est-ce qui a changé ? Nous n’avions pas rendez-vous, mais nous restons aimantés par une passion commune : on s’y attend et on sentinelle à des souvenirs personnels qui deviennent le fondement de notre état d’esprit. On prend le temps d’apprendre à vivre en perdant le sens des saisons. Pêle-mêle de souvenirs : une voiture à vendre, un rosé à acheter, un cumulus à changer, un mug en ballade cubaine, une foulée légère et aérienne dans le désert, une percée de 50m de Nunuche à Bayonne, des parrainages sans nouvelles chemises, un ski-bar pyrénéen, un mannequin à sauver …



Le rugby moderne est comme ses réseaux sociaux : on a su attendre les Suisses, on a vu passer les Bus, on a regardé les Archi construire leur succès, on a entendu les bayonnais chantés leur rugby, on a rivalisé en vain contre nos voisins de Cestas, pour finir en apothéose et faire ainsi bonne figure. Nous avons pérennisé notre bonne réputation !





Biz - @+  JYB/Knar 


mardi 29 mai 2018

Nounours' Boys / pourquoi petite ?


Salut les Nours' !


Ce qui suit va vous narrer comment on peut passer d’une insatisfaction active à un optimisme ambitieux … Le projet peut paraître grandiloquent, mais lisez bien toutes les lignes et vous reconnaîtrez les moments de doute que nous avons traversés et la joie sans nom qui nous a envahie récemment.

« De mon temps … », « quand je jouais … » ou « à mon époque … ». Pourquoi se dispenser d’explorer d’autres voies ? Appliquer les mêmes méthodes et les recettes de façon permanente et systématique n’a jamais conduit à changer le monde … La rouille n’a jamais eu ce pouvoir-là !

Toujours gagné serait un peu routinier et gâcherait la noblesse et l’humilité de la défaite. Cette année, nous avons été bien nobles et bien humbles … Indéniablement ! A tel point qu’un syndrome de la défaite est né. Certains ont même initié des challenges personnels pour contrecarrer la paranoïa ambiante : traverser Bordeaux à poil si on ne gagne pas un match. Les matches ont défilé et la hantise a grandi. Le Prez, quasi dégouté, est parti sous d’autres cieux pour mieux relativiser sa peine. D’autres encore se sont inventé des alibis fallacieux, persuadés de porter la guigne … Une espèce de dépression collective !

Personnellement, en tant qu’ancien NNB, j’ai connu des saisons médiocres où on voyageait à peu de joueurs avec des défaites sévères à la clé. Parfois, on a enregistré des victoires à la Pyrrhus sur nos terres de Romainville … A la grande différence de cette année, il n’y avait pas un groupe régulier d’une vingtaine de joueurs, présent à l’entrainement comme aux matches. Et si derrière cette passion pour le statu quo ne se cachait-il pas le ferment et la génèse d’un nouveau groupe ? Une espèce d’insatisfaction active pour mieux se remettre en cause. De nouveaux membres sont venus nous rejoindre pour notre qualité de vie groupe. Un regard neuf dans un état d’esprit intact. Autant de changements anodins qui sont les premiers pas dune nouvelle unité qui souhaite se remettre en cause ensemble, riche de mille manières de faire et de penser … Cela mérite le respect !

Plus rien ne sera comme avant ! Embrassons cette renaissance qui se prépare … Ce qui devait arriver arriva ! Un jeudi ordinaire, avec au programme un match contre les Anciens du Bouscat, en soirée, sur le pré de Romainville. Un jour banal comme tant d’autres … Après un petit déjeuner, un petit tour par le petit coin, un petit bisou à sa petite amie, un petit café avec ses collègues, griller une petite cigarette à la pause, une petite bouffe à midi dans un petit resto qui prépare de bons petits plats aux petits oignons. Certains auront même fait une petite sieste ou une petite pause pipi …  Après toutes ces petites choses, on s’est offert une grande victoire (11à 4), une réussite à la mesure de ce nouveau groupe. Une victoire XXL, révélatrice de la capacité des NNB à se regénérer.

Steve Jobs, Bill Gates ou Mark Zuckerberg ont tous été en échec scolaire et pourtant ils sont devenus des grands de ce monde, à la hauteur de leurs rêves. On est passé tout d’un coup d’un pessimisme figé à un optimisme contagieux, à tel point que la pitance des Tabliers Rouges est passée inaperçue … Nul doute que les plus réticents d’hier seront les premiers à avoir croire désormais en vous.

Arrêtons de regretter le monde d’hier, il ne reviendra pas. Certes, c’était bien, mais ce sera encore mieux demain. Le prochain match confirmera bien cet allant. Cependant, rien n’empêche de voir le Prez traverser Romainville à poil !


Biz - @+  JYB/Knar - le 19.05.2018

lundi 2 avril 2018

Nounours' Boys / Nounoursthérapie !


Salut les Nours' !




Pour ne plus jamais appeler un nounours, un ours, il a fallu faire un travail de recherche Une Nounoursthérapie pour retrouver un modèle, le modifier, chercher des jolies illustrations (un Mini noire aux coques de rétroviseur drapés de couleurs euskadiennes), les retoucher, modifier encore le concept, retrouver l’orthographe exacte de l’espèce disparue, trouver une interface landaise, et en profiter pour mobiliser les cheminots régionaux … Faire une confrérie autour d’un réseau social pour repérer des partenaires ou des futurs souteneurs …



La ronronnette des Nounours … petites marionnettes en ébullition

Pour les adeptes du jeudi soir, toutes les informations nécessaires à une bonne compréhension de la recherche ... Beaucoup de lecteurs potentiels ont été rebutés par le langage employé et il n'y avait pas toujours le glossaire. Dans un premier temps, l’évènement prend une allure ludique : tout le monde ne répond pas aux diverses sollicitations. Régis, le petit Pottoka, couve quelque chose : il a des boutons et un gros mal de tête ; il a une oreille en mauvais état et quand on connaît la taille de ses esgourdes, on compatit …



Puis, de manière extensive, les enjeux deviennent psychologiques, liés aux questions générales de l’abord du nounours disparu … Puis, des ateliers spécifiques de recherche ont été organisés par groupes, selon des stands occupés par la Nournours’ Académie. Questions sur la symptomatologie de notre nounours ... Check up général et sensibilisation à l’hygiène basco-ferroviaire afin de dédramatiser ... Cependant, par méconnaissance du nounours polytraumatisé, le temps devient une source d’anxiété … Sparadrap et salle d’attente … Souhaitant sauver une vie, on y croise Titi et d’autres bras cassés, entourés du Prez et de ses congénères : Maxou, Basta, Coco, Matt, Davina … Enigmes sans solution, consultation sans expertise, rébus sans motifs, arcane sans espièglerie, le "Régis Bear Hospital" a vite pris des allures d’"Avis de Recherche" 



Presque par magie et pas mal d'astuces, on a eu raison du mystère en moins de quatre jours !  Quoi de plus doux et tendre qu'un ourson à la guimauve au fond du trou : lorsque je mets la main dans le paquet, je ne sais pas m'arrêter : un, deux, trois, etc. … Unité ursidienne autour d’une bière brune : allégria !



Pour "Bayonne", c'est un temps fort, convivial, incontournable, la mise à l'honneur d'un personnage aimé et apprécié … Retour aux sources, à la confluence de la Nive et de l’Adour, tout le monde se retrouve pour partager pour conjurer le mauvais sort et sacraliser un moment chaleureux. Tenue officielle avec foulard rouge  et casse-croûte gourmand avec les Archibals pour déguster sur place la charcuterie locale, la meilleure... un pur bonheur gustatif ... Une vraie nounoursthérapie !



Fête du jambon : Régis est un Bon !

La sémantique ne tiendrait-elle qu’à une consomme ?



Biz - @+  JYB/Knar -

samedi 17 février 2018

Nounours' Boys / fraicheur sur les joues !

Salut les Nours' !


Je vous ai quitté sur un moment lacrymal !

Maman regarde, il pleut !
Dans la pluie de mon chagrin, les Rois Mages sont repartis vers les monts d’été. Leurs sandales aux semelles souillées et fatiguées par le sable lourd, ils ont repris leur route. Ma mère les a suivis … Silhouettes ondulantes absorbées par le sable ... le ciel s’est alors obscurci sur ce sentier béni des dieux où nul oiseau n’a laissé son empreinte. Un endroit frappé par une tranquille authenticité cherchant l’abstraction. Le vent parfume le sable et le désert a le sens des couleurs.

Maman regarde, il pleut !
Il pleut ! il pleut, bergère … rentre tes blancs moutons !
Il est temps de rentre hommage aux bergers et aux moutons. S’ils semblent emmitouflés dans leur routine, molletons de laine, doux comme un nuage, douze bergers ont vu cet horizon irréel et je les remercie d’être venus me faire un simple geste de la main … comme une seconde famille … comme une passion tendre !

Maman regarde, il pleut !
Romainville est chargé de nuages dévalant de pluie et le crépuscule s’invite chez l’aurore … le ciel est rayé de cordes qui cisèlent le sol. Les lumières de l’hiver rendent l’asphalte éclatant et la bruine caressante, donnant la fraicheur aux joues. En ce moment, pas trop le choix : de la pluie ou de la pluie !

Maman regarde, il pleut !
On jouera avec des crampons de 20 et les Académiciens auront leur casquette
Sadirac le saura … bien assez tôt


Biz - @+ JYB/Knar - le 26.01.2017




mercredi 27 décembre 2017

Nounours' Boys / à demain la nuit !


Salut les Nours' !


Décembre, c’est l’histoire d’un gamin dans une étable, entouré de ses parents, d’un âne et d’une vache, et bercé par les jérémiades des moutons dans des champs, par-delà des murs de la cité … Seuls les santons ont réussi l’exploit de faire revivre la scène, comme un acte d’éternité, s’impatientant que viennent les Rois Mages, perdus dans les ravins du désert profond, toujours en chemin vers où le soleil se lève, seulement éclairés par la lumière nichée dans la nuit du passé …

Cette année, je ne vous narrerai pas un conte de ma composition, aussi doux qu’inutile : je m’y étais résolu ! Ainsi, disparaissent certaines ambitions qui permettaient pourtant de retrouver un peu le sourire … Seules les traditions restent éternelles ! Nous voilà donc plongés avec plaisir dans l’univers enchanté des rennes, des cadeaux et des guirlandes, devant le roi des forêts, arborant des tenues aux couleurs des célébrations pour retrouver, l’espace de quelques jours, l’âme d’enfants que sommes restés.

Notre devise commence ainsi : Tout Peut ! Effectivement, tout est possible le soir de Noël : les enfants s’endormiront péniblement et de leur sommeil naitront leurs rêves.  Pendant, ce temps-là, un vieil homme barbu suivra les étoiles pour les abreuver de féérie et d’imaginaire. L’adage ursidien continue ainsi : Rien Doit … Sauf le Respect ! Saviez-vous que la crèche de Noël est née de la censure révolutionnaire ? La fermeture des églises a entrainé la suppression de la messe de minuit et a généré la représentation publique de la nativité. Chacun des Nounours’ Boys doit pouvoir se reconnaître dans un personnage des santons … même chez les moutons. Le maire et le curé, à la mode Don Camillo et Péponne, y ont bonne place. Ils ont toujours respecté la parole de l’idiot du village, l'éternel incompris, faisant part de son ravissement … Alors qui sera Gaspard ou Bathazar ? Qui sera l’âne ? Qui sera l’Arlésienne ? Qui sera Monsieur Jourdan ? Qui seront les bohémiens ? Qui sera Melchior ? Qui sera le bœuf dont le souffle réchauffe le nouveau-né ? Et qui sera l’enfant divin ?

J’ai bien mon idée …


Biz - @+ JYB/Knar 
le 24.12.2017