samedi 9 mars 2019

Nounours' Boys / le rugby du pire !


Salut les Nours' !

Les Nounours’ Boys ont l’âme généreuse ! On sait recevoir et en l’occurrence on avait sorti une nouvelle vaisselle, les chandeliers avaient supprimé les zones d’ombre et la nappe verte était soyeuse à souhait… Le tout servi avec une grande cuvée : Haut Livrac !

Les Nounours’ Boys ont aussi une ferveur poétique ! Ainsi, pour recevoir les inédits de Parempuyre, ils sont parés du rugby du pire : Mardi Gras oblige !Un rugbycide ont avoué certains : en procession d’infidèles, ils ont joué un rugby de parjure. Ultime insulte au rugby : pas une seule ecchymose, pas un seul claudiquement, pas un seul visage meurtri… Bande de félons rubipèdes ! Des miettes de rugby ont cependant permis de sauver l’honneur. Dans ce rugby indigne, l’Académie préféra attribuer le « Talent NNB » à l’arbitre qui, comme son poste de prédilection, fit son office à demi…

Vous l’avez compris, la honte s’est emparée des protagonistes : tête basse et échine courbée, prêts à subir les quolibets des plus impudents, les sempiternels conseils des plus anciens, ou les jérémiades des plus assidus de l’Académie du jeudi soir… Où est donc passe le rugby Nounoursien ?

Mais, même les heures les plus lentes finissent toujours par écouler leurs soixante minutes. Les Nounours’ Boys ont noué entre eux l’une de ces bonnes amitiés q u’ entretiennent souvent les marins ou les soldats. Battant pavillon ursidien, quelques bonnes âmes ont tenté de réconforter en parlant de loisir… Les flatteurs n’eurent pas l’écho souhaité : le plaisir n’était pas au rendez-vous du loisir, comme le soleil avec la lune. Si les plus graves secrets ont filtré par la fente des confidences, le pire restait à venir : la colère du Prez !

Hyper vénère, le Prez : il y avait une pointe d’un LAPORTE grandiloquent, avec un peu de HERRERO transcendant les rudes de la rade. Sous l’effet de la colère, certes contenue mais sincère, notre édile associatif en perdit sa grammaire devant l’indécence du spectacle de jeudi dernier… Il parla de « pauvreté affligeante », de « simulacre », d’ « autruche en chaleur », d’ « inexistence », de « mauvaise passe », de « grosse merde », etc. Il regretta même l’absence de « Tricotin »… Bref, la bière fut amère ! On pouvait ressortir blessé ou meurtri de ce pamphlet présidentiel, critiquant notre rugby de Bourgeois. Ce discours peut-il être considéré comme apocryphe, au regard la probité dont chacun fait foi ? Chacun passera devant le miroir de la façon la plus consciencieuse : nul ne lui en tiendra la moindre créance !

La bataille du Haut Livrac a été perdue : honneur aux vainqueurs ! En effet, nos nouveaux amis ont su faire preuve d’élégance, de sympathie et de beau rugby… Tout ce qui peut énerver passionnément tout un chacun ! Le Prez régla son horloge colérique sur 19h30, désormais ! L’heure d’été n’a qu’à bien se tenir car ce ne sera pas pire que l’heure d’hiver.


Biz - @+  JYB/Knar - le 09.03.2019

lundi 25 février 2019

NNB / nounoursement !






Salut les Nours' !

A peine remis de mes émotions du Nounours d’Or 2018, j’accepte de reprendre la plume pour vous narrer mes humeurs du moment.



Depuis cet instant magique (oh, putain de clapping !), peu de choses intéressantes sur le plan rugbystique. Le destin des Nounours suivrait-il celui du XV de France ? Cependant, j’aime cette vertu des humbles qui encaissent et tiennent debout, qui perdent la tête haute... OK, tout le monde est là, alors gardons confiance et regardons vers l’avenir !



L’occasion pour moi de m’attarder sur la sémiologie NNB…

J’ai cherché dans tous les recoins, j’ai pris le Robert, épluché le Larousse, consulté Internet, traqué quelques livres de référence (Flaubert Balzac, Voltaire ou d’Ormesson)… Je n’ai pas trouvé d’adverbe pour illustrer notre caste, pour retracer notre façon d’être.



Alors, j’ai inventé l’adverbe « nounoursement » car je le trouve plutôt réjouissant : la rondeur du terme le rend sémillant à l’esprit… « Nounoursement » : une coquetterie de langage ou un joker terminologique… « Nounoursement » : un mot refuge dont la sonorité en ferait un colifichet ou mot de quizz… « Nounoursement », c’est l’adverbe des copains, c’est l’ivresse du vocable… « Nounoursement », c’est un mot gouleyant, un mot de mot de bouche, salivaire et glissant. C’est un mot qu’on ne prononce qu’à la condition d’être drôlement content de soi, une satisfaction dans l’apesanteur. Comme un excès de syllabes, comme un lest de vocabulaire, ce terme exquis allie notre potentiel ironique à une allure un peu pataude, voire pâteuse. Il nous transpose vers d’autres postulats et nous amène dans un voyage abstrait et spéculatif, actionnaire des 3ème mi-temps de notre cher rugby. Ainsi, tout ce qui serait « nounoursement », concernerait des personnes drôles, séduisantes, malicieuses et enjouées.



Malgré ce doux accomplissement de la sémantique, cet adverbe n’existe que dans mon imagination, mais il me plaît de l’utiliser pour vous… amoureusement !





Biz - @+  JYB/Knar

mardi 1 janvier 2019

Nounours' Boys / voeux et résolutions


Salut les Nours' !

Le passage à l’an nouveau génère traditionnellement toute une série de bons vœux et bonnes résolutions. Le premier jour de l’année est en quelque sorte sacré : il marque notre destin pour toute l’année à venir … On souffle notre amour, sans illusion : « bonne année, bonne santé et la goutte au nez toute l’année ! ». Pour autant, au coucher de l’année écoulée, on ne sait jamais si ces bonnes intentions se sont vraiment réalisées : il faudrait apprendre à garder tous ces mots du cœur…

Plusieurs rituels pour ce faire. Si certains, à l’âme d’enfant, vont frotter le flanc d’une lampe magique, d’autres, plus pieux, vont allumer un cierge comme une étincelle pour éclairer le ciel, ou d’autres encore, très superstitieux, vont s’embrasser sous le gui… Chacun a ses codes et ses rites immuables. Embrassades et cotillons déguisent nos envies de purification cherchant à attirer les meilleurs auspices et à fuir les mauvais esprits.


-     2018, l’année maudite pour nos faillites personnelles ;
-     2018, l’année aphrodite pour notre descendance et les nouvelles naissances ;
-     2018, l’année fortuite pour les paroles gratuites ;
-     2018, l’année bite pour limiter le nombre des caractères de nos tweets…

L’année 2018, est morte, vive l’an 2019 !
-     2019 : l’an où on repart à neuf ?
-     2019 : qui jouera en n°9 ?
-     2019 : où ferons-nous la teuf ?
-     2019 : retour des guitares pour un p’tit bœuf ?

Toutes ces questions, tous ces mystères qui nous aident à lutter contre le temps. Mes mots  coulent, mes mots roulent, mes mots disent mon avis sur le bonheur comme si le fait d’écrire témoigne d’un geste de civilité et d’amitié envers vous. Alors, promettons-nous amour, joie, essais pimpants, victoires somptueuses, rugby d’allégresse … et santé ! L’Assemblée Générale nous dira si on a été au rendez-vous, si Eric est notre Hugo Mola, si David est notre Pierre Mignoni ?

Oui, tous les ans, c’est le même engagement, le même défi. Le Prez nous a adressé ses vœux avec une playmate à moitié dénudée … Que promet cette photo ? A bien s’interroger et à mieux y regarder, JLLC a, lui aussi, formulé 3 vœux :
-          un vœu d’espoir par un message sincère : « tout ce que vous voulez, mais en mieux ! »
-          un vœu de dignité par un rectangle noir censurant la poitrine bodysculptée ;
-          un vœu de vérité par un sourire, un espoir : Tout Peut ! Rien Doit … Sauf le Respect !

Promis, juré : tenons-les !

Biz - @+  JYB/Knar

dimanche 30 décembre 2018

Nounours' Boys / contine de Noël !


contine de Noël !



Cette année, le Père Noël, sera en jaune ou ne sera pas : drôle de temps modernes !



Pour la seconde fois, je m’y étais résolu, il n’y aura pas de conte de Noël de ma composition après vous en avoir imaginé 5 ans durant ; pour les nostalgiques ou les nouveaux arrivés, je vous invite à aller consulter les messages de décembre du blog, de 2012 à 2016 … Pourquoi 5 ? Parce-que, comme au rugby, tout commence devant, unis comme les cinq doigts de la main …



Pas de conte de Noël, mais mon épisode hémato est une belle histoire en somme ! Vous le savez, le mot sang est désormais chez moi, omnipré-sang : sang pour sang, l’un sang l’autre, etc. Mais, au-delà de mon cas personnel, j’ai appris que le mot « famille » n’était un vain mot chez les Nounours’ Boys : des doyens aux plus jeunes, tous ont tissé un lien comme les flocons font la neige !

Les temps changent et les NNB évoluent, au rythme des nuages dans le ciel. 
Petit à petit, la 5ème génération des Nounours’ Boys prend son rugby en main… Des scores étriqués certes, mais un unisson bien large : des échanges aussi prolixes que volubiles, des dialogues brillants et grossiers, des allusions culturelles et des calembours savoureux, émanant de gamins débrouillards ou de doyens dignitaires corporatistes du sacré cœur. Ursidés éthyliques, grands amateurs de bière, pragmatiques à souhait, plein de ressources inattendues, les Nounours’ Boys n’ont pas d’âge … comme les anges !

Le club évolue et s’organise … Les réseaux sociaux (blog et Facebook) ont remplacé le stylo et le timbre. La playmate du mois d’août a glissé au mois de décembre. Les recettes de cuisine se standardisent à une époque où les émissions culinaires pullulent à la télévision. Le « Talent du Match » est devenu « Talon d’Or » comme si Achille avait un point faible … Les confrontations à toucher, à cinq, se développent comme le rugby à VII chez les professionnels et on peut s’y blesser en aplatissant un essai (Fragil sort de ce corps).

Les Nounours’ Boys, c’est l’histoire de gamins sur un pré, entouré de ses dirigeants (des Rois Mages, un âne et une vache) et encouragé par les jérémiades de santons, chaque année de plus en plus nombreux, souhaitant faire revivre la scène, comme un acte d’éternité. 
Tout Peut ! Rien Doit … Sauf le Respect !

Effectivement, c’est Noël …



Biz - @+  JYB/Knar - le 30.12.2018

mercredi 5 décembre 2018

Nounours' Boys / quand sonne le g…as !


Salut les Nours' !




Vous le savez, je n’aime pas le mois de novembre !

Cette année, ce sentiment est de nouveau glabre et glauque …




Le 11 novembre 1918, le jour où l’Histoire de France s’est arrêtée ! Ce jour-là, dans toute la France, les cloches sonnaient le tocsin de la fin de la Première Guerre Mondiale, scellée ce jour-là par la signature de l’armistice dans un wagon devenu célèbre, à Rethondes. La voiture n° 2419-D de la Compagnie des Wagons-Lits, a été réquisitionnée par le Maréchal Foch, également présent dans la clairière de la forêt compiégnoise, a servi de Grand Quartier Général du Commandant allié du front de l'Ouest : « les Mystères de l’Ouest » ! La fin du wagon de l'armistice ne fut pas à la hauteur des événements dont il a été le témoin … Brûlé par les SS, il est fut remplacé par un frère jumeau, comme le masque de fer. L’histoire se répète en ce mois de novembre : on brule à tout va, faisant oublier qu’un siècle plus tôt, des hommes et des femmes ont péri et souffert pour notre liberté.




Dérisoire itinérance mémorielle ! Cette ballade de ce centenaire nous a promené de village en village, au pied d’innombrables monuments aux morts : 4 obus placés aux coins cardinaux, reliés par les maillons de grosses chaines, entourant une stèle commémorative avec la liste des aïeux poilus, comme une archive inédite …  les morts ne seront morts que lorsque les vivants les auront oubliés !




Les Nounours ont lancé leur nouvelle saison par une victoire par défaut : les Archi nous ont négligé … ils ont fait des tous petits ronds, le tour d’eux-mêmes et s’en sont allés en avant ! On recommence avec Cestas, nos frères de proximité : on a envoyé les gros et on a serré le jeu. A ce petit jeu qui n’alla pas au-delà du 10, Franck GUEUX s’est illustré par sa passe intérieure vers les tout gras … victoire étriquée 1-0, digne de ce mois de novembre



Quand sonne le gras !

Le nouveau trophée en bois est attribué par l’Académie frigorifiée. « Talent du Match », cette récompense représente les illustres figures des NNB : un Nounours, coiffé d’un béret rouge, tenant un verre Duvel dans une main et serrant dans l’autre un canard célèbre pour sa plume … Le trophée est désormais remis à titre symbolique, lors d'un discours officiel par un membre éminent de l’Académie. L'élévation au rang de héros de l’élu d’un soir, est marquée aussi par un élément festif supplémentaire : une tournée de bières !





Biz - @+  JYB/Knar - le 30.11.2018